Dassault Systèmes et le désert de l’édition française de logiciels

juin 7, 2008

Le rachat de Business Objects par SAP bouleverse la tête du classement du palmarès des éditeurs de logiciels Français, le Truffle 100. Dassault Systèmes reste, désormais de très loin, le premier éditeur français de logiciels avec un CA édition de 1258 M€. Le fossé avec les suivants s’est creusé suite au rachat de son challenger Business Objects, qui réalisait un milliard d’euros de CA. Le 2e éditeur français est désormais Sopra-Axway avec 265 M€ de chiffre d’affaires en édition de logiciels, et le 3e Cegid avec un peu plus de 207 M€. Soit des tailles encore trop limitées pour jouer au niveau mondial, même si certains éditeurs métiers comme GL Trade ou Linedata Services réussissent bien à l’international, tout comme Axway.
 
Les éditeurs français semblent toutefois conscients de la nécessité de se développer à l’international : 50% font de l’implantation internationale le principal enjeu de leur développement, alors qu’ils n’étaient que 31% l’an dernier. 26% misent sur la croissance interne et 10% sur la croissance externe. Afin de favoriser leur développement, ils souhaiteraient à 40% la création d’un Small Business Act.
Quelques chiffres incitent cependant à l’optimisme : ainsi le chiffre d’affaires se répartit davantage entre les éditeurs français : il faut désormais réaliser plus de 3,7 M€ de CA édition pour entrer dans le Top 100 contre 2,8 M€ dans l’édition précédente du Truffle 100 et 1 M€ lors de la première édition en 2005. Et pour faire partie de la première moitié du classement le chiffre d’affaires logiciels doit désormais être supérieur à 11 M€, contre 9 M€ l’année précédente.
 
Le Truffle 100 réalisé par le CXP, Truffle Capital et Syntec Informatique évalue le chiffre d’affaires logiciels (licences + services induits) des éditeurs français à 3,7 milliards d’euros sur l’année 2007, en baisse de 13,5% par rapport aux 4,2 milliards d’euros en 2006, mais en hausse de 14% à périmètre constant (en incluant Business Objects et Cartesis principalement). Le chiffre d’affaires global des éditeurs français est de 5,8 milliards d’euros, contre 6,3 milliards d’euros en 2006, soit 8% de baisse mais 9,5% de hausse à périmètre constant.
Les trois premiers éditeurs ne pèsent plus à fin 2007 que 47% du CA édition contre 56% les en 2005 et 2006. Le poids des cinq premiers est de 56% (64% les années précédentes), celui des 10 premiers de 68% contre 75% en 2005 et 2006 et celui des 20 premiers de 79%.
Par rapport à la précédente édition du Truffle 100, 29 éditeurs ont progressé dans le classement, souvent grâce à des acquisitions. Ainsi Axway (Sopra Group) a racheté une activité d’Atos Origin en Allemagne, Avanquest a fait l’acquisition de Nova Development et d’Emme en 2007, Generix a racheté Infolog Solutions. Autres progression : Linedata Services (qui passe de la 13
e à la 8e place), Orsyp ( de la 21e à la 18e), ou Cast (de 27e à 20e).
 
L’effectif des éditeurs français de logiciels était à fin 2007 de 50853 collaborateurs, contre 50157 à fin 2006. A périmètre constant (BO…), l’effectif ressort à 56993 collaborateurs, dont 6168 au sein des sociétés rachetées. Les effectifs R&D s’élève à près de 10 000 personnes, et plus de 11500 à périmètre constant.
La rentabilité des éditeurs français est demeurée stable à 11,4%, mais est mieux répartie en 2007 qu’en 2006 : Le poids des trois premiers dans le résultat total est de 62% contre 70% l’année précédente. Et celui des cinq premiers est de 55% contre 90% un an plus tôt.
 
Concernant la répartition régionale des éditeurs, l’Ile-de France reste de très loin la première zone d’implantation : elle représente 80% du CA édition, 83% des effectifs et 79% des effectifs R&D. Deuxième région, Rhône Alpes avec 10% du chiffre d’affaires et 8% des effectifs. Les leader régionaux sont Cegid en Rhône Alpes (3
e du Truffle 100), Generix dans le Nord (9e du Truffle 100), Berger Levrault Logiciel en Midi-Pyrénées (12e), Lefebvre Software en Provence Alpes Côte d’Azur (25e), Bodet dans le s Pays de la Loire (27e), Itesoft en Languedoc Roussillon ( 31e), Sydel en Bretagne (62e), Divalto en Alsace (63e) et Deal Informatique en Aquitaine (76e).
 

 Les 50 premiers du Truffle 100

http://nunux56.files.wordpress.com/2008/06/pastedgraphic.pdf

http://nunux56.files.wordpress.com/2008/06/pastedgraphic1.pdf

Source: ITRmanager.com


Le pilotage s’invite dans la mobilité

mai 13, 2008

Alors que les outils de mobilité s’imposent comme une réalité incontournable, la notion de business intelligence, ou plutôt de pilotage, tend désormais à devenir une donnée indissociable de la mobilité.

La mobilité ! Le mot est lâché. Véritables enjeux stratégiques pour les entreprises, les outils de mobilité s’imposent aujourd’hui comme une réalité incontournable. En effet, forte du développement des réseaux sans fils et de la portabilité des applications métier dans les nouveaux terminaux (smartphone, PC ultra portable…), la mobilité s’impose comme une donnée synonyme de productivité pour les entreprises mais aussi les administrations. Même l’iPhone, icône de la mobilité branchée, fait son entrée dans l’entreprise aux mains de collaborateurs exigeants.

Mais là encore, comme dans de nombreux domaines, l’effet de mode laisse sa place à un certain nombre d’usages qui confèrent à un concept une réalité opérationnelle ! Dans ce contexte, la notion de business intelligence ou plutôt de pilotage tend désormais à devenir une donnée indissociable de la mobilité.

Plusieurs raisons expliquent cet engouement. La première tient à la nature des utilisateurs de ces nouveaux systèmes mobiles. En effet, en raison de l’orientation métier des principaux systèmes de BI du marché, les indicateurs historiquement financiers à destination des DAF se sont invités au niveau des directions fonctionnelles, commerciales et opérationnelles.

Génératrices de productivité pour les entreprises, ces composantes doivent pouvoir accéder en tout lieu à des indicateurs de pilotage leur permettant de vérifier leurs performances individuelles et leur adéquation avec les orientations définies. Ainsi, les directions fonctionnelles et les opérationnels sont désormais connectées en permanence.
Ce challenge culturel, technologique et organisationnel s’explique principalement par l’évolution des solutions de reporting qui offrent désormais des tableaux de bord clairs et adaptés aux attentes et besoins des collaborateurs (les statistiques complètes et moins ergonomiques étant cantonnées dans les sphères des directions financières pour une analyse plus pointue).
Ainsi, les directions des systèmes d’information voient aujourd’hui le périmètre des projets de décisionnel s’étendre dans l’entreprise et hors de l’entreprise. Cette intégration rapide de cette évolution comportementale a permis de déployer des projets salués pour leurs résultats. De nombreuses initiatives, comme par exemple chez Johnson Controls France, ont permis de décloisonner l’accès à l’information à destination des managers fonctionnels qui peuvent désormais retrouver leur environnement de pilotage sur leur téléphone mobile.

En ce sens, au même titre que d’autres technologies, les solutions de Business Intelligence doivent s’unifier pour que les indicateurs clés soient aussi accessibles que des emails (PC, téléphone mobile…). Les portails mobiles ne sont alors plus des solutions « à part » mais, plus largement, ces applications se doivent d’être intéropérables pour offrir un accès adapté à l’information et aux processus de l’entreprise, quel que soit le lieu et le terminal du collaborateur, sans avoir à faire de nouveaux déploiements ou développements.
La dimension économique a également joué un rôle important dans l’essor des outils de décisionnel sur les plates-formes mobiles. En effet, pour quelques dizaines d’euros par mois il est désormais possible, grâce à la 3G, de se connecter à Internet et donc d’accéder en tout lieu à son environnement de BI.

Pour s’en convaincre, il suffit de valoriser le coût d’une journée de travail d’un commercial sans accès à un environnement de suivi de son activité (quels sont ses objectifs ? Ont-ils évolués ? Quel est la situation du client que je vais rencontrer ? Comment informer d’une commande réalisée et l’intégrer en temps réel dans l’ERP pour consolider les données au niveau de la direction ?).
La multiplication des applications métier sur les technologies mobiles explique également ce boom des solutions de BI hors de l’entreprise. En effet, totalement interopérables avec le SI de l’entreprise, les applications mobiles permettent désormais d’avoir une vue en temps réel des performances de l’entreprise. Cet élément est une donnée stratégique dans un contexte où les notions de réactivité et d’accès à l’information sont des éléments pouvant fortement impacter les résultats de l’entreprise et sensiblement accroître son avantage concurrentiel.
Alors oui, le décisionnel mobile, en tant que décisionnel accessible partout et dans toutes les conditions, est désormais une réalité en entreprise et devrait continuer de croître rapidement en raison de la demande croissante des entreprises toujours plus consommatrices de technologies mobiles adaptées à leur métier et de convergence des services grâce aux technologies internet.

Rédacteur: Alexandre Schneider


Synergies SOA et logiciels libres

avril 25, 2008

Conséquence de la richesse des offres et des gains économiques qui en résultent, les logiciels libres sont de plus en plus utilisés dans les plates-formes SOA.
Leur sélection et leur intégration dans l’architecture de services reste un enjeu majeur. Fort de ses contributions R&D en middleware, Bull a développé des expertises pointues dans ce domaine.
Ses experts issus de la R&D et des centres de services vous feront part de leur vision et apporteront un éclairage spécifique sur l’ESB Open Source avec leur partenaire eBM du consortium OW2.
 
- Quelle contribution de l’Open Source à la constitution de plate-forme SOA best-of-breed ?
- Comment intégrer les modules Open source dans les différentes couches d’une SOA ?
- Comment mettre en oeuvre un ESB basé sur des standards ?

Source: ITR Manager


Evènement - BusinessObjects XI 3.0 -

mars 23, 2008

L’éditeur vient d’annoncer son tour de France pour accompagner le lancement de BusinessObjects XI 3.0, la nouvelle version de sa plate-forme. Six étapes sont prévues :

 

  • Paris le 1er avril
  • Lyon le 3 avril
  • Nantes le 8 avril
  • Toulouse le 10 avril
  • Lille le 22 avril
  • Marseille le 29 avril. 

 

Business Objects indique avoir enregistré plus de 600 inscrits au séminaire de Paris. Les partenaires associés à ce tour de France sont SQLI Amphaz, ASI, Bull, Business & Decision, Homsys, Keyrus, Micropole Univers, Openway, Sopra group, Unilog et Synergy.

 

« BusinessObjects XI 3.0 améliore très fortement l’ergonomie des différents outils tout en apportant de nouvelles fonctionnalités. Les utilisateurs vont apprécier le nouveau Web Intelligence Rich client avec des avancées très significatives concernant le fournisseur de données Excel, le mode off-line et la comparaison de résultats entre deux actualisations. Et enfin, les univers multi langues qui répondent à une demande forte de clients internationaux », déclare Stéphane Lambin, directeur du pôle Service chez Synergy.

 

Parmi les clients ayant testé cette nouvelle plate forme figure Bouygues Telecom, qui estime que « d’un point de vue utilisateurs, le mode déconnecté de Web Intelligence va nous apporter une souplesse et une facilité d’utilisation très appréciable tout en garantissant des nouvelles fonctionnalités proches de la version client lourd. Grâce à cette nouvelle plate-forme, nous souhaitons passer plus de 60 % de nos utilisateurs en mode Web. Côté informatique, l´interface web de gestion des utilisateurs et d´administration des services web (paramétrage, duplication, reprise sur erreurs…) nous fera gagner en productivité », comme l’indique Virginie Samson, responsable technique des outils BI chez l’opérateur.

 

Pour en savoir plus “www.france.businessobjects.com“.

 


Qu’est-ce-que le BPMN?

février 8, 2008

BPMN pour Business Process Model Notation est comme sont nom l’indique une norme de notation pour la modélisation de processus. Soutenu par l’OMG/BMPI (Object Management Group/ Business Process Management Initiative) depuis leur fusion en 2005.
Son objectif: Fournir un cadre permettant de décrire un processus d’une manière commune à tous les utilisateurs et ce, indépendamment de l’outil utilisé. L’outil étant bien sûr censé supporter la norme.
Attention, BPMN est un normalisme de notation et non un traitement de l’échange des modèles de processus entre différents outils.
Le but de l’OMG dans la définition de BPMN était d’être simple et c’est pourquoi il n’existe que 3 objets de base :
- Les tâches
- Les évènements
- Les branchements

Ces objets font partie de la catégorie objets de flux.

Pour plus de précision sur le BPMN je vous invite à lire l’article de Michaël Ferrari (BPMS) sur “La norme du BPM